Troisième assemblée générale, le 26.03.2004
Cette 3e édition avait lieu à Barcelone. C'était la première fois que nous
participions à un événement de la EFAY, et franchement, nous ne savions
pas trop ce qui nous attendais... Eh bien nous n'avons pas étés déçus!
Le premier jour fut tranquille : visite
de Barcelone, rencontre avec le premier ministre catalan, M. XX, et
vote de choses plutôt futiles : budget, status... Bref une journée pas
trop chargée et une petite soirée sympa dans un resto réservé par la
JERC (Joventus d'Esquerra Republicana de Catalunya), qui organisait les
festivités.
Le deuxième jour fut lui plus
croustillant. Nous avions rendez-vous dans une petite salle de meeting
dans Barcelone pour notamment voter un texte décrivant la politique
d'EFAY. Et quel texte! Vous pouvez le voir ICI (bientôt en français). Ne riez pas, il a été adopté! Mais petite
précision, nous étions farouchement contre, et plus particulierement
contre les paragraphes 2 et 5. En effet ce texte intitulé Mondialisation et régionalisme essaye de fondre EFAY dans la masse des organisations
alter-mondialistes, lui donnant une couleur politique de gauche voire
d'extrème gauche. Alors nous essayons de leur faire comprendre que
notre but n'est pas de passer pour un parti politique, mais d'acquérir
de l'autonomie. Et là! qu'est ce qu'on avait pas dit! Les réponses
fusent : "Non, il faut prendre position contre la guerre! Contre la mondialisation qui nous fait perdre nos emplois!". Jean-Fraçois Monnier, de l'UDB (franchement à gauche) va même jusqu'à dire : "A quoi ça sert de vivre en autonomie si on vit tous dans le même monde américain?".
Pire que tout, certain l'applaudissent, vous comprendrez plus loin
pourquoi... C'est très amusant pour moi, car je suis le plus jeune de
l'assemblée, et pourtant je n'arrête pas de leur répéter qu'ils sont
tous trop jeunes pour pouvoir comprendre vraiment la mondialisation
(qui n'est qu'un phénomène résultant de millions de facteurs, et qui
n'est donc pas quelque chose que l'on juge comme un match de football),
et que leurs paroles du genre "nous sommes contre le racisme et contre
la guerre parce que ce n'est pas bien" sont des paroles d'enfants
d'approximativement 12, voire 13, ans. Heureusement, je ne suis pas
seul dans la salle à penser cela, et merci bien à ceux qui m'ont
soutenu. Bref, au fur et à mesure que la matinée avance, nous nous
apercevons qu'une bonne partie des organisations présentes sont de
gauche, tendance communiste : voilà donc la raison de leurs
applaudissements... Après une petite discution au restaurant durant le
déjeuner avec des galiciens de Galiza Nova se revendiquants clairement
communistes, nous comprennons vite qu'il faut essayer de raisonner ces
gens et de leur montrer ce qu'est leur idéologie, même si d'après M.
Jean-François Monnier le communisme n'a jamais été appliqué dans le
monde et que le milieu des entreprises privées est dépassé et qu'il
faut rendre tout publique...
Clou
du spectacle, nous avions droit à une conférence de la JERC. Y
participaient : le président, le responsable des relations
internationales ainsi qu'un élu de Barcelone. Je vous passe leurs
discours (la JERC est purement et simplement communiste) ainsi que les
vidéos qu'ils nous on montré fièrement (avec des drapeaux rouges où
sont dessinés une faucille et un marteau, je ne sais pas pourquoi).
J'attire juste votre attention sur la derniere phrase prononcée par le
responsable des relations internationales : "Pas d'indépendance sans justice sociale",
le point levé (petit point rageur), suivi d'une autre phrase du Che
dont je ne me souvient pas (je ne suis surement pas "branché"). Les
partis représentants les minoritées d'Europe de l'est étaient ravis.
En conclusion, nous pouvons dire que nous
nous sommes fait voir durant cette AG, bien ou mal vu, peu importe,
nous avons exposé nos idées, ou plutôt combattu celles des autres qui
étaient (et sont toujours) érronés de notre point de vue. Ainsi, tout
le monde a pu se rendre compte que les savoisiens n'étaient pas là pour
rigoler et qu'ils ne se laisseraient pas écraser par des majorités
manipulées, comme quand ils sont chez eux en quelques sorte...
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